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La journée fatidique et cruciale du 17 juin

 

La journée fatidique et cruciale du 17 juin est à présent passée et elle s'est avérée rassurante pour les marchés : La victoire de samaras été le favori des marchés financiers citation :

 

-« En Grèce, les partis pro-euro l'ont emporté, ce qui devrait rassurer les marchés. Ainsila Grècene sortira pas dela Zone Euromais les problèmes dans ce pays sont loin d'être résolus. Il eut mieux valu à mon sens une sortie négociée mais celle-ci aurait entrainé un krach boursier à court terme pour mener par contre à long terme à une forte reprise ». Avec cette victoire, les marchés vont remonter à court terme et ensuite tout dépendra de la volonté des dirigeants européens d'aller de l'avant vers le fédéralisme économique. La création d'euro-bonds, toujours réfutée par Merkel, serait une première pierre très importante »

Aux Etats-Unis, le marché attend avec sérénité la prochaine réunion dela FEDavec à la clé de très certaines mesures de soutien à l'économie. Le vote grec est également vécu comme un soulagement même si il faut attendre la constitution d'un gouvernement suffisamment fort pour appliquer les incontournables mesures d'austérité

 

Dans l’article Le modèle actuel vaut-il la peine d'être sauvé?

Il se pourrait donc que toutes les réunions et annonces prévues dans les jours qui viennent -- quel que soit le résultat des élections grecques -- n'aient qu'une efficacité de courte durée.

Ceci dit, l'effondrement brutal n'est pas le seul scénario qui se présente à nous., "une option est que l'Europe suivra le chemin du Japon. C'est là le meilleur scénario possible. Dans ce scénario, les autorités empêchent la crise de la dette d'atteindre son apogée en l'étalant dans le temps. Nous disons 'meilleur' scénario dans le sens où une crise longue, qui se prolonge, qui transforme le marché financier en zombie peut être préférable à une crise politique et sociale. Ainsi donc, une crise politique et sociale semble inévitable à ce stade".



Cependant, il y a une question qui mérite vraiment d'être posée à ce stade : est-ce que tout ça en vaut bien la peine ? Le modèle actuel de la zone euro et plus largement le modèle capitaliste néolibérale qui ne fonctionnent pas, c'est clair ; faut-il se donner tant de mal pour le sauver ?

 

Ils remettent donc a plus tard la chute du modèle néolibéral.

 

 La journée fatidique et cruciale du 17 juin est à présent passée et elle s'est avérée rassurante pour les marchés : La victoire de samaras été le favori des marchés financiers citation : 

 

-« En Grèce, les partis pro-euro l'ont emporté, ce qui devrait rassurer les marchés. Ainsila Grècene sortira pas dela Zone Euromais les problèmes dans ce pays sont loin d'être résolus. Il eut mieux valu à mon sens une sortie négociée mais celle-ci aurait entrainé un krach boursier à court terme pour mener par contre à long terme à une forte reprise ». Avec cette victoire, les marchés vont remonter à court terme et ensuite tout dépendra de la volonté des dirigeants européens d'aller de l'avant vers le fédéralisme économique. La création d'euro-bonds, toujours réfutée par Merkel, serait une première pierre très importante » 

 

Aux Etats-Unis, le marché attend avec sérénité la prochaine réunion dela FEDavec à la clé de très certaines mesures de soutien à l'économie. Le vote grec est également vécu comme un soulagement même si il faut attendre la constitution d'un gouvernement suffisamment fort pour appliquer les incontournables mesures d'austérité

 

 les élections grecques ne règlent pas grand-chose pour la BCE et la Zone euro

 

▪ La montagne de spéculation et de scénarios grandiloquents au sujet du vote grec (la désintégration dela Zoneeuro ou la première étape d’une marche triomphale vers un avenir meilleur) va-t-elle accoucher d’une souris ?

 

De nombreux opérateurs ont “ parié sur une victoire de la droite pro-austérité en Grèce ce week-end.

Probablement, ils espèrent se refaire ce lundi sur l’indice CAC 40.

 

Quelle ligne politique va appliquer le futur gouvernement : en effet, un artifice législatif qui donne un bonus de 50 sièges au vainqueur des élections place la droite conservatrice en tête alors qu’elle est minoritaire dans les urnes.

 

Et si jamais le Pasok (socialiste) acceptait de constituer une coalition avecla Nouvelle Démocratied’Anthony Samaras, cela changerait-il quoi que ce soit au constat de faillite du pays ? Les Grecs meurent désormais par centaines parce que certains médicaments ne sont plus livrés, et les médecins des hôpitaux ne sont plus payés depuis des semaines et même des mois.

 

▪ Prenons le recul :

 

L’hégémonie du marché sur la société civile, est de plus en plus flagrant. Malgré les part feux du « modèle néolibéral », le rideau se lève : « Ceux qui ont fait le pari que la Grèce resterait dans l’euro n’ont ni gagné ni perdu. En revanche, ils ont réussi à faire progresser les indices boursiers de façon parfois spectaculaire, à contre-courant des statistiques publiées la semaine dernière. Autrement dit, gare au phénomène du “fait accompli” et gare aux déceptions si la Fed décidait mercredi de rester l’arme au pied ».

 

« Les marchés sont convaincus d’avoir suffisamment manifesté leur angoisse face au risque de contagion récessioniste venue d’Europe pour que Ben Bernanke fasse tourner la planche à billets.

Les marchés des changes ont paru soulagé par les premiers sondages de sortie des urnes d’une Grèce en ruine, confirmés par les dépouillements de 90% des votes en milieu de soirée. Toutefois, ils réagissaient sans excès. Il ne s’agit pas d’une flambée aussi spectaculaire que dimanche dernier, puisque l’euro avait gagné plus de 1% sur la promesse d’une aide de 100 milliards d’euros en faveur des banques espagnoles.

 

Une bonne surprise concernant le scrutin grec avait en revanche été jouée de façon assez audacieuse en fin de séance..

 

▪ Chiffres alarmants aux Etats-Unis


Cette vague d’achat contre-intuitive ressemble beaucoup à un pari sur la complaisance des banques centrales face aux désidératas des marchés. Les chiffres publiés vendredi à 14h30 puis à 15h55 aux Etats-Unis ont été franchement décevants, et ils confirment les signaux conjoncturels alarmants des semaines précédentes.

 

L’indice Empire State (Fed de New York), son plus mauvais score depuis novembre… Mais ce ne sont là que des statistiques relativement mineures, selonla Fed.

 

Nous ne pouvons nous empêcher de nous demander si l’hypothèse de l’action coordonnée des banques centrales n’aurait pas été renforcée par une victoire de la gauche en Grèce. L’apport de liquidités serait assuré par la Fed, la BCE, la Bank of Japan et la Bank of England… qui a déjà promis d’injecter 100 milliards d’euros dans l’économie britannique.

 

▪ Quand le “pire” encourage les audaces


Les "chartistes se soucient peu des enjeux électoraux et des promesses dela Fed ou du G10. Ils se réjouissaient déjà que Wall Street ait adopté un biais positif dès vendredi. L’accélération finale a propulsé le Dow Jones (+0,91%) vers 12 770 points et le Nasdaq (+1,29%) vers 2 973 points ; le Composite repasse la barre des 10% de gains annuels.

 

Si l’on fait la synthèse des chiffres américains et européens — et même ceux provenant de Chine — la semaine passée, il aurait été logique que Wall Street affiche un écart de 2,5%… mais à la baisse !

L’argument selon lequel le “fait accompli” de la récession a pu jouer ne tient pas la route car tous les chiffres publiés depuis mardi (y compris en Chine) ont été vraiment pires qu’attendus. Mais c’est justement ce “pire” qui encourage depuis quatre ans toutes les audaces.

 

« A Paris, l’indice CAC 40 aengrangé 1,2% sur la semaine grâce à l’envolée des cours survenue vendredi.… et  les transactions sur les plateformes électroniques  au moment de la clôture des marchés américains ». « Cette séance de lundi nous apprendra si les investisseurs n’ont pas déjà pris un peu trop d’avance sur les évènements. En effet, ni la BCE ni la Fed ne peuvent régler d’un coup de planche à billets la faillite de la Grèce, les déficits abyssaux des Etats-Unis et la récession en Europe — pas plus qu’elles ne peuvent redresser une notation de l’Espagne qui flirte avec la catégorie junk bonds après les abaissements de Fitch, Egan Jones et Moody’s mercredi et jeudi derniers. Il n’y a pas que l’Europe : l’Arabie Saoudite vient de perdre son héritier pour le trône, la situation semble très tendue en Egypte et la guerre civile fait rage en Syrie. C’est une large portion du Bassin méditerranéen qui semble au bord de l’explosion sociale ou du chaos… »

 

 

Date : 21 février 2012 08:43
Objet : LA GRÈCE, BERCEAU D'UN AUTRE MONDE
À :

 

 

20 février 2012

 

Plusieurs messages des insurgé-e-s grec-que-s viennent de nous parvenir depuis hier (Nosotros-Babylonia, Mouvement anti-autoritaire, Mouvement Deplirono, Syntagmas, Radio Entasi Exarcheia...).

 

Ils expriment un grand merci à vous tou-te-s de votre participation aux manifs de "solidarité avec le peuple grec" (pour la plupart samedi) et/ou de vos nombreux messages de soutien (nous leur avons fait suivre une synthèse des textes et des photos des manifs un peu partout en France).

 

Ce remerciement, ils l'ont également exprimé dès les manifs d'hier à Athènes et Thessalonique, au moyen de banderoles en français qui nous étaient destinées (ainsi qu'à l'égard d'autres régions du monde). Même Radio-Propagande (France-Info) en a parlé !

 

La mondialisation des enjeux appelle la convergence des luttes et la violence sourde du pouvoir, la fraternité et la solidarité entre les peuples.

 

Ne croyez pas ce qu'on vous dit : la révolte ne faiblit pas ! Plusieurs journaux (dont le célèbre Elefterotypia), des hôpitaux, universités et entreprises privées ou publiques sont passées en autogestion. Le principal syndicat de policiers commence à manifester des états d'âme et à entendre certaines doléances des manifestants. Le point de bascule est proche ! Continuons ! "Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux!"

 

Ci-dessous, une tribune parue aujourd'hui lundi dans Libération (page 23), que j'ai écrite avec Raoul Vaneigem, en contact lui aussi avec les insurgé-e-s Grec-que-s et qui conférencait récemment à Thessalonique (cf. Siné-Mensuel de février 2012, page 14). Cette tribune paraît simultanément en Grèce dans le journal des insurgés : Babylonia (en version grecque, bien sûr), ainsi que dans le périodique L'altermondialiste.

 

_______

 

LA GRÈCE,  BERCEAU D'UN AUTRE MONDE

 

Pour un soutien au combat du peuple grec et pour une libération immédiate des manifestants emprisonnés

 

Non, bien que dramatique, ce qui se déroule en Grèce n'est pas une catastrophe. C'est même une chance. Car le pouvoir de l'argent a, pour la première fois, dépassé allègrement le rythme jusque-là progressif, méticuleux et savamment organisé de la destruction du bien public et de la dignité humaine. Et ce, sur une terre aussi réputée pour sa philosophie de vie aux antipodes du modèle anglo-saxon que pour sa résistance inlassable aux multiples oppressions qui ont tenté de la mettre au pas. Le Grec ne danse pas et ne dansera jamais au pas de l'oie ni en courbant l'échine, quels que soient les régimes qu'on lui impose. Il danse en levant les bras comme pour s'envoler vers les étoiles. Il écrit sur les murs ce qu'il aimerait lire ailleurs. Il brûle une banque quand elle ne lui laisse plus les moyens de faire ses traditionnelles grillades. Le Grec est aussi vivant que l'idéologie qui le menace est mortifère. Et le Grec, même roué de coups, finit toujours par se relever.

 

Oui, l'Europe de la finance a voulu faire un exemple. Mais dans sa hargne à frapper le pays qui lui semblait le plus faible dans la zone Euro, dans sa violence démesurée, son masque est tombé. C'est maintenant, plus que jamais, le moment de montrer du doigt à tous son vrai visage : celui du totalitarisme. Car il s'agit bien de cela. Et il n'y a qu'une seule réponse au totalitarisme : la lutte, tenace et sans concession, jusqu'au combat s'il le faut, puisque l'existence même est en jeu. Nous avons un monde, une vie, des valeurs à défendre. Partout dans les rues, ce sont nos frères, nos sœurs, nos enfants, nos parents, qui sont frappés sous nos yeux, même éloignés. Nous avons faim, froid, mal avec eux. Tous les coups qui sont portés nous blessent également. Chaque enfant grec qui s'évanouit dans sa cour d'école nous appelle à l'indignation et à la révolte. Pour les Grecs, l'heure est venue de dire non, et pour nous tous de les soutenir.

 

Car la Grèce est aujourd'hui à la pointe du combat contre le totalitarisme financier qui partout dans le monde détruit le bien public, menace la survie quotidienne, propage le désespoir, la peur et la crétinisation d'une guerre de tous contre tous. Au-delà d'une colère émotionnelle qui se défoule en détruisant des symboles d'oppression se développe une colère lucide, celle de résistants qui refusent de se laisser déposséder de leur propre vie au profit des mafias bancaires et de leur logique de l'argent fou. Avec les assemblées de démocratie directe, la désobéissance civile, le mouvement « Ne payons plus » et les premières expériences d'autogestion, une nouvelle Grèce est en train de naître, qui rejette la tyrannie marchande au nom de l'humain. Nous ignorons combien de temps il faudra pour que les peuples se libèrent de leur servitude volontaire mais il est sûr que, face au ridicule du clientélisme politique, aux démocraties corrompues et au cynisme grotesque de l'Etat bankster, nous n'aurons que le choix – à l'encontre de tout affairisme – de faire nos affaires nous-mêmes.

 

La Grèce est notre passé. Elle est aussi notre avenir. Réinventons-le avec elle !

 

En 2012, soyons tous Grecs !

 

Raoul Vaneigem et Yannis Youlountas

 

Le Monde Diplomatique - L'art D'ignorer les Pauvres , Bref, une vidéo a été publiée y a pas longtemps sur les tout débuts du mouvement des indignés de Paris je sais pas si vous ne l’avez pas vu  vu. Le mouvement des indignés, doit être une des solutions de créer des mobilisations rassemblements avec les syndicalismes ( mais hors corporation), les anarchistes, féministes....  Il faut rassembler les luttes dispersées, sortir de l'égoisme et des luttes individuelles pour élargir les champs de combat.



19/06/2012
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